52 souvenirs d’enfance – Mes bottes à gogo roses

Mes bottes à gogo roses

Retour dans les années « 70.  Je fréquentais l’école secondaire.  Une école privée.  Le port du costume était obligatoire.  Jupe marine, polo blanc et veste de tricot rouge.  Difficile de développer notre style puisque toutes les filles portaient les mêmes vêtements jour après jour.  Vêtues de cette façon me permettait de croire que nous resterions toute notre vie dans une totale obscurité, sans aucune notoriété possible.

Le seul moment où on arrivait à se démarquer un peu des autres était à l’arrivée, le matin, ou après les classes.

À cette époque, la mode était aux mini-jupes.  Je me souviens très bien.  Elles n’étaient jamais assez courtes à notre goût. Les jupes du collège devaient atteindre la palette du genou. Pour me sentir à la dernière mode, je roulais le haut de ma jupe sous mon chandail lorsque je me rendais à l’école le matin et je répétais le même geste au retour à la maison.

Le port du chapeau était complètement absent pour les adolescentes, au risque d’attrapper une « grippe d’homme », ce qui aurait motivé une absence prolongée aux cours.

Je me souviens clairement d’une paire de bottes « à gogo » que mon père m’avait offertes.  Des bottes de cuir roses « bonbon » à talons!  Des bottes qui montaient au-dessus du genou! Je les portais fièrement avec mon imperméable de ciré noir dont le revers du col et des manches avait été recouvert de tissu à motif pieds de poule. 

Je  me rappelle encore de l’émerveillement sur le visage de mes petites amies qui m’attendaient de l’autre côté du grillage de la clôture, les yeux rivés sur mes bottes roses, vertes de jalousie.



2 réflexions sur “52 souvenirs d’enfance – Mes bottes à gogo roses

  1. Johanne dit :

    J’ai bien ri en lisant ton article. Ça m’a rappelé l’époque de mon secondaire: je fréquentais aussi un collège privé et les mini-jupes ne faisaient pas partie du code vestimentaire autorisé!!! On roulait aussi nos jupes ou on mettait un élastique pour pouvoir la relever et vite on baissait le tout quand on rencontrait un surveillant ou un directeur! Quand même une belle époque!

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