Challenge d’écriture 2020 #27

Un Challenge d’écriture proposé par Marie Kléber du blogue L’Atmosphérique. Tout simplement, pour le plaisir d’écrire. Me voici à nouveau pour le 27e thème proposé.

Cette semaine, Marie nous invite à écrire un texte à partir de la photo ci-dessous.

Douze novembre 2015. Plus précisément à 19:02.

Il y a cinquante ans naissait le petit Gérard. Un an après sa naissance, nous avions pu enfin voir la photo de sa jolie frimousse faire la une dans tous les journaux du monde. La France est bouleversée! « Une date marquante dont on parlera sans doute encore dans 50 ans! » nous rapportait le journaliste du quotidien Le Monde de l’époque.

Cheveux blonds bouclés, sourire craquant, yeux bleus enjôleurs! Le modèle parfait dont rêvent plusieurs parents. 

Germaine et Claude Lefèvre, fin quarantaine, l’avaient imaginé tel qu’on le voit sur cette photo. Ils n’avaient jamais pu avoir d’enfant. Puis, il y a eu cette annonce dans l’Express où on proposait de compléter, tout simplement, un formulaire et de le faire parvenir à la Clinique Pasteur de Toulouse afin que la demande soit traitée.

Et c’est ainsi que naquit Gérard Lefèvre en ce 12 novembre 1965 à 19:02.

Mais… d’où vient-il exactement? Vous vous souvenez?


D’AUTRES TEXTES PROVENANT D’ATELIERS D’ÉCRITURE AUXQUELS JE PARTICIPE SE RETROUVENT SOUS LA CATÉGORIE : ATELIER D’ÉCRITURE

Challenge d’écriture 2020 #25

Un Challenge d’écriture proposé par Marie Kléber du blogue L’Atmosphérique. Tout simplement, pour le plaisir d’écrire. Me voici à nouveau pour le 25e thème proposé.

Cette semaine, Marie nous invite à écrire un texte qui débute par :

“J’ai entendu sa voix et elle m’a ramenée des années en arrière” 

et qui se termine par: “Je ne pouvais pas faire ça à Julie.”

Voici ce que les mots de Marie m’ont inspirée…


J’ai entendu sa voix et elle m’a ramenée des années en arrière.

Nous avions pris l’habitude de nous rencontrer ici, sur la terrasse du « Bistro des artistes » après le travail.  En tout amitié, au début.  Nous aimions prendre l’apéro ensemble tout en bavardant de tout et de rien à la fois. 

C’est ainsi que tout a commencé!

Au fil du temps, nos apéros ont été suivis de soupers dans le vieux Montréal et se terminaient, la plupart du temps, sous la couette, dans une vulgaire chambre d’hôtel du centre-ville.

Marié depuis déjà une quinzaine d’années, le train-train quotidien s’était probablement bien installée dans notre vie de petits banlieusards.  Métro, boulot, dodo.  Toujours dans le même sens, comme les aiguilles d’une horloge. 

J’avais une certaine envie de liberté.  Était-ce la quarantaine?  Je ne saurais dire.  Et c’est dans son regard bleuté que j’avais trouvé une certaine légèreté.

Mais, après quelque temps, cette aventure s’est transformée à nouveau en banale routine.  J’ai vite compris que la passion ne suffit pas à combler son homme. Loin des tracas de tous les jours, la vie semble toujours plus verte chez le voisin!

Elle ne m’a pas vu, attablé sur la terrasse.  Devrais-je lui faire un signe de la main et l’inviter à prendre place en face de moi, juste le temps d’un apéro?

Non…

Je ne pouvais faire ça à Julie.

D’AUTRES TEXTES SE RETROUVENT SOUS LA CATÉGORIE : ATELIER D’ÉCRITURE

Les défis d’écriture de Ghislaine – Atelier #125

Inspirée par Ghislaine , voici les consignes du défi d’écriture qu’elle nous a proposées pour l’atelier #125. Elle nous propose un thème portant sur l’amitié ou une série de mots se terminant par le son « ine ». J’ai choisi d’unir les deux dans mon texte.

Cabotine, colline, badine, copine, domine, combine, chemine, butine


Mademoiselle Cabotine

C’est en gambadant dans ce champ de fleurs que Mademoiselle Cabotine fait la rencontre d’un joli papillon aux couleurs de l’air-en-ciel. 

Ce papillon, récemment sorti de son cocon, a déjà de grandes ambitions.  Une passion le domine depuis le début de l’été.  Il butine de fleur en fleur dans le but ultime d’atteindre le haut de la colline d’ici la fin de l’été.

Mais, il est triste!

« J’aimerais tellement être accompagné d’une copine pour parcourir toute cette route! » confie-t-il à Mademoiselle Cabotine.

« J’aurais l’impression d’être moins seul » .

Voilà qu’une idée folle chemine dans la tête de Mademoiselle Cabotine. 

« Et si j’entrais dans sa combine! » pense-t-elle intérieurement. 

On ne badine pas avec l’amitié!

« Si je t’aidais à te dénicher une amie pour t’accompagner tout au long de ce périple ! » lui lance-elle a brûle-pourpoint. 

« Oh! Ce serait merveilleux! » lui répond le joli papillon aux couleurs de l’arc-en-ciel.  

Illustration: Josée Cousineau

Il virevolte autour de Mademoiselle Cabotine qui se met à danser en tournoyant sur elle-même.

Et c’est ainsi que se sont liés d’amitié le joli papillon aux couleurs de l’arc-en-ciel et Mademoiselle Cabotine.


J’espère que ce défi d’écriture t’a plu. J’attends tes commentaires.

Pour les autres textes, voir la catégorie : Atelier d’écriture




Atelier d’écriture – Récolte 51

Note aux lecteurs/lectrices : J’aime jouer avec les mots. Ce texte m’a été inspiré par l’Atelier d’écriture – récolte 51  Des mots, une histoire. Des mots nous sont imposés et nous devons les insérer dans notre texte.

Les mots récoltés : Fleurir – capharnaüm – ouverture – salaire – vénération – sécheresse – manque – retard


7:15. Jeudi matin.

Du soleil mur à mur.  Météomédia prévoit quelques jours de canicule.

Lorsqu’elle pense à son jardin, un seul mot lui vient à l’esprit.  Vénération.  Elle en est tellement fière. De voir fleurir ses plants de tomates lui apporte une telle satisfaction que nul salaire ne saurait lui apporter.

Mais la voici soudainement inquiète.  Cette canicule, signe de sécheresse, risque de mettre en péril une partie du travail accompli des derniers mois.  Toujours cette angoisse, ce manque de confiance en elle, qui lui pourit souvent la vie.  Un capharnaüm de scénarios chinois se déroulent dans sa tête.  Et si…  Non, ça suffit!  Il faut que ça cesse.

Elle doit garder une certaine ouverture d’esprit.  Cesser de toujours imaginer les pires scénarios et tenter d’en entrevoir de plus positifs. Que peut-il arriver de si grave?  Sinon qu’elle devra arroser davantage!

Allez, c’est l’heure!  Même à la retraite, certaines tâches doivent être accomplies.  Jocou déroule rapidement le boyau d’arrosage, comme si elle était en retard. Ah! Cette éternelle envie de perfection!

Relaxe.  Allez!  Inspire, expire.  Y’a rien qui presse!


Pour les autres textes, voir la catégorie : Atelier d’écriture

Des mots et des images

Challenge d’écriture 2020 #23

Un Challenge d’écriture proposé par Marie Kléber du blogue L’Atmosphérique. Tout simplement, pour le plaisir d’écrire. Me voici à nouveau pour le 23e thème proposé.

Cette semaine Marie nous invite à écrire un texte à partir de la citation suivante :

“Je m’allongerai sous tes paupières. Lorsque tu les baisseras pour t’endormir, je lancerai de l’or dans ton sommeil. De l’or et des songes pareils à des nuages”.

– Chritian Bobin

Et en utilisant TOUS les mots suivants: 

sacre, sensualité, sucré, sensible, sublimation, solitude, saltimbanque, sagesse, sourires, secondes.


Voici ce que la citation de Christian Bobin m’a inspiré comme histoire.

Tu te souviens de Jocou qui a reçu trois copines pour le thé?

Mais qui sont-elles?

Les trois copines viennent à peine de quitter que la solitude la rattrape déjà! Autant elle apprécie ces moments entre filles, autant elle apprécie se retrouver seule. Serait-ce une habitude acquise durant le confinement qui cherche déjà à refaire surface? Elle ne saurait dire.

Jocou se rassoit sur une des chaises d’osier blanches et ferme les yeux pendant quelques secondes.   Malgré qu’il soit déjà 18 heures, le soleil est encore bon. Les chauds rayons tentent de s’infiltrer sous ses paupières closes… elle relaxe tout en se remémorant cette agréable rencontre improvisée.

Elle les revoit, l’une après l’autre, arborant leurs plus beaux sourires dès leur arrivée.

Lorsque ces quatre se rencontrent, il n’y a jamais de place pour l’ennui.  Elles se sont connues au moment de l’adolescence.  Elles ont l’impression de se connaître depuis toujours.

Par contre, les quatre femmes sont très différentes l’une de l’autre et pourtant… elles s’entendent à merveille.  Ne dit-on pas que si les oiseaux chantaient tous le même air, les forêts deviendraient vite ennuyantes?

Elle repense à chacune d’elles. 

Simone

Simone, c’est l’artiste!  Remplie de sensualité. Il lui arrive de créer en utilisant le concept de sublimation qui consiste, selon Freud, à puiser dans la force d’une pulsion sexuelle pour réaliser son oeuvre .  Mais ça, c’est son secret!  Elle expose, « exposait » devrai-je dire en raison de la pandémie, dans les plus grandes galeries de New York et de Montréal.  C’est d’ailleurs là, dans la « Big Apple », qu’elle avait rencontré son saltimbanque, un acrobate du Cirque du Soleil qui lui avait presque vidé son compte en banque. Heureusement, elle a vite compris son petit manège et qu’à part le sexe il ne lui apporterait rien de bon!

Béatrice

Béatrice, quant à elle, a la dent sucrée, et elle ne s’en cache pas.  Une gourmande! Elle a tellement aimé les scones aux raisins qu’elle est partie avec la recette dans son sac à main.  Et, bien sûr, elle n’a pas refusé l’offre de Jocou lorsque cette dernière lui a suggéré d’en apporter quelques uns chez elle. 

Marie

Marie, la sensible.  Toujours à fleur de peau, elle est capable de pleurnicher sur commande.  Qu’elle soit joyeuse ou triste.  Elle trouve toujours une occasion de verser une larme, celle-là!

Jocou

Et finalement, Jocou, elle-même, c’est la sagesse incarnée.  Elle suit les règles à la lettre. Et pourtant, au moment où on s’en attend le moins, elle est capable de nous lancer un » sacre* » en plein milieu d’une conversation. Surtout après avoir siroté une ou deux coupes de Pinot!

Outch!  Un maringouin vient de la piquer sur le bras! 

Elle ouvre les yeux…Ces quelques heures passées entre filles, à jaser de tout et de rien, ont véritablement passé trop vite!  Il faudra sans faute se reprendre! Mais là, il est temps de rentrer si elle ne veut pas se faire manger tout rond.


*Sacre. Familier. Au Québec, formule de juron, souvent formée par le nom d’objets sacrés (par exemple tabernacle, ciboire).


D’AUTRES TEXTES SE RETROUVENT SOUS LA CATÉGORIE : ATELIER D’ÉCRITURE

Des mots et des images

Challenge d’écriture 2020 #22

Un Challenge d’écriture proposé par Marie Kléber du blogue L’Atmosphérique. Tout simplement, pour le plaisir d’écrire. Me voici à nouveau pour le 22e thème proposé.


Cette semaine, Marie nous invite à voyager du côté des acrostiches (un acrostiche est un poème, une strophe ou une série de strophes fondés sur une forme poétique consistant en ce que, lues verticalement de haut en bas, la première lettre ou, parfois, les premiers mots d’une suite de vers composent un mot ou une expression 😉

Tentée de poursuivre l’histoire de Jocou qui, suite au déconfinement, organise une rencontre entre copines à l’heure du thé, j’ai choisi de composer à partir de trois mots qui peuvent être lus à la verticale : Tasse de thé.


L’heure du thé (suite)

Théière, tasses, scones aux raisins,

Ambiance parfaite, musique jazzée.

Sentir le parfum léger du jasmin,

Sentir l’odeur du thé citronné.

Entendre les oiseaux fredonner,

Danser quelques pas au jardin

Entourée d’une ribambelle d’oiseaux gais.

Trois visiteuses arrivent enfin

Hilarantes, riant de tout et de rien

Éprouvant même l’envie soudaine de pleurer.


Crédit photo: Pixabay

MES AUTRES TEXTES SE RETROUVENT SOUS LA CATÉGORIE : ATELIER D’ÉCRITURE

Des mots et des images

Challenge d’écriture 2020 #21

Un Challenge d’écriture proposé par Marie Kléber du blogue L’Atmosphérique. Tout simplement, pour le plaisir d’écrire. Me voici à nouveau pour le 21e thème proposé.


Photo fournie par Marie Kleber

Cette semaine, Marie nous propose d’écrire à partir d’une photo qu’elle nous a fournie. Voici le texte que cette photo m’a inspiré. Tout comme Marie, il m’arrive d’être délinquante et de ne pas suivre les règles. 😉


L’heure du thé 

Lundi, 25 mai 2020. Presque seize heures.

Jocou est fébrile. Depuis vendredi dernier, il est maintenant permis de se réunir à l’extérieur. Pour célébrer le déconfinement, elle a décidé de recevoir quelques copines pour l’heure du thé dans son jardin.

L’heure du thé

Sur la pelouse, elle a installé quatre chaises blanches en osier en prenant bien soin de les distancier de deux mètres l’une de l’autre. Au centre, une petite table recouverte d’une jolie nappe d’un vert lime permettra d’y déposer la théière, les tasses de porcelaine, ainsi que les scones aux raisins qu’elle a cuisinés le matin même. Elle a pris soin d’ajouter de jolies serviettes de table de coton parfaitement assorties à la couleur de la nappe.

Enfin, à la toute dernière minute, elle décide de cueillir quelques fleurs fraîches qu’elle dépose dans un joli vase. Jocou adore les fleurs!

Une musique légèrement jazzée provient de la fenêtre entrouverte.  Tout semble parfait!

Il ne manque plus que les trois invitées qui ne devraient pas tarder. 


MES AUTRES TEXTES SE RETROUVENT SOUS LA CATÉGORIE : ATELIER D’ÉCRITURE

Des mots et des images

Challenge d’écriture 2020 #20

Un Challenge d’écriture proposé par Marie Kléber du blogue L’Atmosphérique. Tout simplement, pour le plaisir d’écrire. Me voici à nouveau pour le vingtième thème proposé.


Cette semaine, Marie nous propose d’écrire à partir d’une photo d’un collage réalisé d’après une idée proposée par Sophie du blog Du Merveilleux dans l’Ordinaire. L’atelier se passera en deux temps:

  1. Décrire en trois mots ce que ce collage évoque en nous (sans utiliser les mots qui sont présents sur la photo)
  2. Écrire un texte (ressentis, fiction, écriture automatique, poésie…) à partir de ces mots (et de la photo si on le souhaite)


Premier temps

Voici les 3 mots qui me sont passés par la tête en voyant ce collage :

Déconfinement – liberté – confusion

Deuxième temps

Pour cette deuxième partie, j’ai utilisé le ressentis pour exprimer mes émotions à partir de cette image.


En voyant ce petit bonhomme et cette petite bonne femme sauter de joie, je me suis dit : « Ça y est, le déconfinement rend certaines personnes très heureuses! »

Est-ce le cas pour tous? Je ne saurais dire!

« Tu n’as pas envie de retrouver une certaine liberté? » semble me dire le petit oiseau. « Mais de quelle liberté parles-tu? » que je lui réponds. « Je n’ai jamais été aussi libre qu’en confinement. »

À voir tous ces gribouillis, je comprends que le déconfinement sème la confusion pour plusieurs, j’irais jusqu’à dire la zinanie chez certains!

Et toi… tu t’es senti brimé dans ta liberté durant le confinement? Et le déconfinement, comment ça se passe dans ton coin de pays? Ça se passe bien ou est-ce la confusion totale?


Mes autres textes se retrouvent sous la catégorie : Atelier d’écriture

Atelier d’écriture – Récolte 49

Note aux lecteurs/lectrices : J’aime jouer avec les mots. Ce texte m’a été inspiré par l’Atelier d’écriture – récolte 49  Des mots, une histoire. Des mots nous sont imposés et nous devons les insérer dans notre texte.

Les mots récoltés :  fricot – bâfrer – fuir – astème – meunier – négocier – invitation


Confinée et heureuse malgré tout!

Confinée depuis plusieurs semaines déjà!  J’avoue que je me sens bien malgré toutes ces restrictions! Je sens que je fuis le moment du « déconfinement ». 

Mais un jour, je le sais, je recevrai une invitation que je devrai accepter, et ce, sans négocier.

Depuis le temps qu’elle me parle de ce petit bistro situé au coeur du village, sur la rue Principale.  Apparemment qu’on y sert un filet de sole meunière qui fond tout simplement dans la bouche et qu’on savoure les yeux fermés.  J’ai aussi entendu dire que la spécialité du chef est le fricot d’agneau. Accompagné d’un Pinot gris, abstèmes s’abstenir, de quoi se bâfrer jusqu’à ce qu’on en ait le souffle coupé!

Mais,  heureusement pour moi, ce n’est pas demain la veille puisque les restos ne sont pas encore autorisés à ouvrir leurs portes!


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Des mots et des images

Challenge d’écriture 2020 #19

Un Challenge d’écriture proposé par Marie Kléber du blogue L’Atmosphérique. Tout simplement, pour le plaisir d’écrire. Me voici à nouveau pour le dix-neuvième thème proposé.

Pour le défi de cette semaine, Marie nous propose d’aller faire un tour du côté de la poésie et du triolet en particulier. Le triolet est un poème en huit vers, construit comme suit: les 1er, 4e et 7e vers sont identiques, ainsi que les 2e et 8e vers. 


Aventure et création

Partir, oui, et m’aventurer,
Dans l’unique but de créer.
Poursuivre enfin mes pensées.
Partir, oui, et m’aventurer 

Sans vraiment savoir où aller.
Réunir toutes mes folles idées.
Partir, oui, et m’aventurer, 
Dans l’unique but de créer.


Pour les autres textes, voir la catégorie : Atelier d’écriture