Tranche de vie d’une sexagénaire – Insomnie

Blandine fait de l’insomnie

Fermer les écrans au moins une heure avant de dormir, relaxer* dans un bain de mousse à la lavande, méditer pour une bonne nuit de sommeil, siroter une tisane à base de plantes, surtout pas de caféine en soirée. 

La fille de son amie Louiselle lui a même suggéré de consulter sa professeur de yoga.  La chandelle, la posture de la déesse du sommeil, le cobra… bla, bla, bla, bla…. En fait, Blandine a déjà essayé toutes ces recettes dites « miracles » pour tenter de tomber dans les bras de Morphée.  Sans succès! 

Rien à faire, elle peut le confirmer, elle souffre d’insomnie!  Elle a perdu le sommeil comme on perd une chaussette, un jour de lessive. Sans trop savoir pourquoi!

Le son du tic-tac de l’horloge qui écoulent les secondes une à une, les longues minutes à ruminer le passé et les heures qui s’étirent et s’étirent jusqu’aux aurores!  Souffrance nocturne!

Sans oublier le petit hamster qui court dans sa tête jusqu’à l’essoufflement sans jamais atteindre sa cible.  Il lui empoisonne vraiment l’existence, celui-là;  elle est en train de perdre la boule!

Et que dire des lendemains sans la forme… souffrance diurne!

Définitivement, cette situation ne se règlera pas en un seul coup de ciseaux.

Devrait-elle consulter son médecin?


*Relaxer ou se relaxer dans un bain.  Selon l’Office québécois de la langue française, le Québec a, pour sa part, opté pour l’emploi intransitif (je relaxe), peut-être sous l’influence de l’anglais, où il est aussi intransitif. Il s’agit cependant de tendances générales puisqu’on trouve facilement des attestations de l’emploi intransitif en France et de son emploi pronominal au Québec, notamment dans la presse. Compte tenu de ce qui précède, il n’y a pas lieu de condamner l’emploi intransitif, courant au Québec.


Ce texte de Blandine, ma sexagénaire, m’a été inspiré par l’un des thèmes suggérés par Olivia Bellington de l’Atelier – Des mots, une histoire.

Voici les consignes:

Écrire un texte en y intégrant 8 mots imposés.

plante fille train miracle dormir écouler cible ciseaux


Pour d’autres histoires de Blandine:

  1. Tranche de vie d’une sexagénaire
  2. Toujours à la pharmacie
  3. Sa forêt magique
  4. Au bord des larmes
  5. Le retour de la bonne humeur
  6. Noir et blanc
  7. À la bibliothèque
  8. La lettre
  9. Devine qui vient luncher?
  10. Une journée de pluie
  11. L’invitation
  12. Blandine se sent belle
  13. Bonheur constant
  14. Les pages du matin
  15. La première neige

Atelier d’écriture de Ghislaine #173

Voici ce que les mots de Ghislaine m’ont inspiré comme texte pour le défi #173.

Les 8 mots imposés :

Elégance, ciel, montagne, arbre, campagne, oiseau, vent, nuage.

Texte avec des mots commençants par F


Onze décembre. Jour de verglas.

Le ciel est recouvert d’immenses nuages gris fort menaçants qui semblent fuir sous ces vents violents.

Ce n’est pas facile pour les oiseaux de traverser les campagnes, de survoler les montagnes,  de voler d’arbre en arbre.  Ils filent déjà se camoufler sous le sapinage de la forêt laurentienne.

Ainsi, les geais bleus, les chardonnerets jaunes et les sizerins flammés, dont l’apparence est remplie d’élégance, ne risquent franchement pas de se faire déplumer par Mère Nature qui se déchaîne fougueusement.


Tranche de vie d’une sexagénaire – La première neige

Une autre tranche de vie de Blandine inspirée par les 8 mots suggérés de Ghislaine pour l’atelier #172.

Parfait , cadence trace, chemin, facile, jour, froid, songe + Texte avec des mots commençants par E


La première neige

Le jour vient à peine de tirer sa révérence que les flocons tombent à une cadence s’apparentant presqu’au « slow life ».

Le clocher lumineux de l’église du village fait miroiter la neige au sol comme s’il était recouvert de petites étoiles scintillantes.

« Ça va faire tomber le froid! » songe Blandine en regardant par la fenêtre.  « Ce sera parfait pour un Noël blanc! » 

Rien de plus triste au Québec qu’un Noël sans neige.  Ce ne serait surtout pas facile pour les rennes du Père Noël qui pourraient difficilement tirer le traînteau sur l’asphalte.  Toutes les livraisons risqueraient d’être retardées! Au réveil, la magie disparaîtrait puisqu’il n’y aurait aucune trace de leur passage sur le chemin enneigé. Les enfants et même les grands seraient déçus.

Cette année, Blandine espère voir ses plus grands souhaits se réaliser. Ce qu’elle désire ne se retrouve pas sur les étagères. À cet effet, elle a mis tout en oeuvre en doublant les bouchées afin de voir tous ses voeux enfouis au fond de son coeur de mère se réaliser. Tout près de la cheminée, elle a laissé un grand verre de lait au chocolat accompagné d’une boîte de mokas qu’elle a spécialement cuisinés pour le Père Noël. En espérant qu’il apprécie cette délicate attention.

Et oui, Blandine croit encore au Père Noël!

Saura-t-il enfin réaliser ses souhaits les plus chers?


Tranche de vie d’une sexagénire – Les pages du matin

Une autre tranche de vie de Blandine inspirée par les 8 mots suggérés de Ghislaine pour l’atelier d’écriture #167.

Lente, soupir, doute, raison, vouloir, temps, source, pouvoir.


Les pages du matin

Assise à sa table d’écriture, Blandine ouvre son cahier. Depuis plusieurs années, elle prend le temps d’écrire ses pages du matin. Julia Cameron avait sans aucun doute raison. De coucher les mots sur ces feuilles lignées lui fait le plus grand bien.

Elle aime ce moment qu’elle prend pour elle, juste après s’être fait couler un bon café au lait qu’elle sirote lentement en écrivant.

L’écriture lui donne le pouvoir de vivre ses émotions, à sa façon, sans censure aucune. Elle aime piger une carte de son jeu d’Oracle; elle s’en sert comme source d’inspiration. Les cartes qu’elle pige, matin après matin, arrivent toujours à point.

Et c’est dans un soupir de satisfaction qu’elle pose la dernière phrase suivie de trois petits points…

« Comment arrêter de vouloir plaire à tout le monde… »

Tranche de vie d’une sexagénaire – Désir secret

Désir secret

De retour à la maison après une belle journée passée en compagnie de Raoul qu’elle qualifie de bel amour, Blandine prend place dans son fauteuil préféré et ferme les yeux pour quelques instants.

« Quel beau moment passé en agréable compagnie. » pense-t-elle.

Ce Raoul est un homme charmant, attentionné et surtout doté d’une patience d’ange.

« Raoul a sans doute raison. » tente de se convaincre Blandine dans un long soupir. « Je dois cesser de toujours vouloir atteindre la perfection. »

Blandine aimerait être une experte en photographie, elle se trouve lente, elle a l’impression d’avancer à pas de souris, mais Raoul la rassure en lui répétant qu’elle doit se donner le temps et surtout de se faire confiance. « Impossible de tout maîtriser au début. » lui dit-il.

Ne dit-on pas que la pratique rend permanent?

Raoul a le pouvoir de faire du beau avec du laid. Un vrai magicien qui a plus d’un tour dans son sac! Un bout de clôture ou une fleur fanée se tranforment souvent en oeuvre d’art grâce à son oeil de photographe aguerri. Pour une novice comme Blandine, il est une vraie source d’inspiration.

Blandine rêve du jour où ils cohabiteront! C’est son plus cher désir! Ce qu’elle ne sait pas encore, c’est que Raoul y songe déjà depuis longtemps.


Ce texte a été écrit dans le cadre d’un défi d’écriture lancé par Ghislaine.

Voici les consignes pour l’atelier #167:

Utiliser les 8 mots imposés suivants : Lente, soupir, doute, raison, vouloir, temps, source, pouvoir, sous le thème « désirer, souhaiter » et tenter d’insérer au moins 5 mots se terminant par « our ».


Pour d’autres histoires de Blandine…

  1. Tranche de vie d’une sexagénaire
  2. Toujours à la pharmacie
  3. Sa forêt magique
  4. Au bord des larmes
  5. Le retour de la bonne humeur
  6. Noir et blanc
  7. À la bibliothèque
  8. La lettre
  9. Devine qui vient luncher?
  10. Une journée de pluie
  11. L’invitation
  12. Blandine se sent belle
  13. Bonheur constant

Tranche de vie d’une sexagénaire – Bonheur constant

Bonheur constant

7 octobre.

Un soleil mur  à mur qui invite à la bonne humeur.  Elle hausse le volume de la radio et se met à chanter à tue-tête tout en faisant le ménage du salon.

« Bon, c’est assez» lance  Blandine en rangeant l’aspirateur dans l’armoire. « Le ménage peut bien attendre! »

Elle prend le téléphone et compose le numéro de Raoul.  Dernièrement, ces deux-là se sont découverts une nouvelle passion… la photographie.

« Allô, Raoul? C’est toi? »

« Qui d’autre veux-tu que ce soit? » lui répond Raoul dans un éclat de rire. « Je vis seul avec mon chien. » lui répond Raoul dans un éclat de rire.

« Que dirais-tu de venir faire de la photographie avec moi cet après-midi? On pourrait se rendre à pied au parc, les feuilles des arbres ont commencé à changer de couleurs. Ce serait la journée idéale pour pratiquer la technique de bokeh!»

Raoul accepte la proposition de Blandine sans contester.  Avec lui, c’est jamais compliqué!

Tout ce qu’il désire depuis sa rencontre avec Blandine, c’est de vivre en profitant au maximum.  Il songe même, dans un avenir prochain, à lui passer la bague au doigt!


Ce texte a été écrit selon les consignes données par Ghislaine. Cette fois-ci, elle nous proposait d’insérer 8 mots imposés sous le thème « Hobby, passion, loisir » en s’inspirant de la photo ci-dessous.

Les mots imposés étaient :

Assez, constant, jamais, éclat, contester, hausser, passer, vivre

Photo proposée par Ghislaine, Atelier 166.

Pour d’autres histoires de Blandine…

  1. Tranche de vie d’une sexagénaire
  2. Toujours à la pharmacie
  3. Sa forêt magique
  4. Au bord des larmes
  5. Le retour de la bonne humeur
  6. Noir et blanc
  7. À la bibliothèque
  8. La lettre
  9. Devine qui vient luncher?
  10. Une journée de pluie
  11. L’invitation
  12. Blandine se sent belle

Tranche de vie d’une sexagénaire – Blandine se sent belle

Blandine se sent belle

Atteindre un âge certain n’est certainement pas synonyme de négligence. Peu importe l’âge, prendre soin d’elle, Blandine a vite décelé l’importance que cela avait sur son bonheur. Elle a envie d’être belle, autant à l’intérieur qu’à l’extérieur. N’est-elle pas la personne la plus importante de sa vie?

Le matin, Blandine aime prendre le temps de méditer. C’est sa façon à elle de bien débuter sa journée… en prenant soin d’elle, en prenant soin de son intérieur.

Mais Blandine a aussi son côté coquetterie. Elle aime choisir les vêtements qu’elle portera, elle aime que tout soit bien agencé. Même à la retraite, elle accompagne ses vêtements d’un petit bijou ou un joli foulard. Pourquoi attendre les grandes occasions, qui se font de plus en plus rares, pour porter ce que l’on aime.

Elle ne sort jamais sans maquillage, malgré qu’il soit léger. Une touche de couleur sur ses joues, un brillant sur ses lèvres qui met en valeur son sourire. Et voilà qu’elle se sent belle!

Pour elle, se trouver belle n’est surtout pas un signe d’orgueil. Elle ne le fait pas pour les autres, elle le fait pour elle. Elle aime se sentir bien dans son corps. Ce corps qu’elle honore à tous les jours, ce corps qui lui permet de bouger, ce corps qui lui permet de vivre toutes les expériences que la vie lui procure, ce corps qui enveloppe et protège son intérieur.

Et oui, Blandine se sent belle!


Pour d’autres histoires de Blandine…

  1. Tranche de vie d’une sexagénaire
  2. Toujours à la pharmacie
  3. Sa forêt magique
  4. Au bord des larmes
  5. Le retour de la bonne humeur
  6. Noir et blanc
  7. À la bibliothèque
  8. La lettre
  9. Devine qui vient luncher?
  10. Une journée de pluie
  11. L’invitation

Challenge d’écriture 2021 #21

Le Challenge d’écriture 2021 #21 proposé par Marie Kléber du blogue L’Atmosphérique. Tout simplement, pour le plaisir d’écrire.

Pour cette semaine, Marie nous invite à décrire ou faire parler les “personnes” de la photo ci-dessous, de manière à ce que nous ayons les grandes lignes de leur personnalité, identité et lien relationnel.

Photo fournie par Marie Kléber.

Léo et Léa

Léo et Léa, des jumeaux non identiques, ont, par contre, un trait en commun, un seul.  À les voir, tous deux grimpés sur la dernière marche du petit escabeau de métal blanc, tentant d’atteindre l’immense boîte de biscuits au chocolat, on les imagine facilement espiègles ces deux-là.  De quoi, certains jours, aiguiser la patience de leur mère!

Mais je vous rassure, ils sont sans malice.

Ils auront bientôt cinq ans, soit le premier octobre prochain, donc nés une journée trop tard, au grand damn de leur maman, pour qu’ils puissent débuter la maternelle cette année.  La pauvre devra attendre encore une année entière avant d’être enfin libérée pour une partie de la journée.  Elle en rêve!

Léo, le premier à avoir vu le jour, est un garçonnet aux yeux bleus et à la tignasse brune, lisse comme le crin du cheval. Il ressemble comme deux gouttes d’eau à son papa.  Tout le contraire de sa soeur Léa dont la chevelure est blonde et bouclée comme l’agneau, les yeux couleur noisette. Elle est une copie conforme de sa maman.

Malgré leurs différences physiques, ils sont inséparables.  Comme le soulier gauche et le soulier droit, ils ne sauraient avancer l’un sans l’autre.

« Léo, pousse-toi, tu vas me faire tomber!« 

« Léa, pousse-toi, je l’ai presque… je suis plus grand que toi, je vais y arriver plus facilement.  Promis, je vais partager les biscuits avec toi! »


Sous l’onglet « Atelier d’écriture« , tu trouveras tous les textes que j’ai écrits à partir de mots ou d’images imposés.

Tranche de vie d’une sexagénaire – L’invitation

DÉFI D’ÉCRITURE #164

Cette fois-ci, Ghislaine nous propose un défi d’écriture dans lequel on doit intégrer 8 mots imposés + un minimum de 5 mots se terminant par « ment ».

Présent, selon, avant, pourtant, porter, compter, devenir, prévenir

VOICI LES MOTS QUI SONT VENUS À MOI…

J’ai eu envie de vous donner des nouvelles de ma chère Blandine, la sexagénaire.


L’invitation

En juillet dernier, Blandine et Louiselle, tout en jouant une partie de Scrabble, ont eu une conversation sur le temps… Vous vous rappeler?

Elles ont parlé du bon vieux temps, se sont remémorées de bon souvenirs et ont vite réalisé l’importance de vivre le moment présent. Et c’est ce qu’elles ont fait tout au long de l’été! Elles en ont profité allègrement.

Déjà septembre! Selon Blandine, les étés passent de plus en plus rapidement. Serait-ce le vieillissement qui nous ramène continuellement à l’importance du temps?

Elle compte bien profiter des dernières belles journées avant l’arrivée officielle de l’automne!

C’est par courriel qu’elle décide d’inviter quelques amis pour un vin fromage. Et oui, la sexagénaire utilise de plus en plus les nouvelles technologies. Elle prévient tout le monde qu’elle aimerait que cette rencontre se déroule en après-midi puisqu’elle aimerait qu’ils profitent tous de la terrasse. Les températures sont tellement agréables durant la semaine de l’été des indiens.

Mais que devient Raoul? Est-il toujours présent dans la vie de Blandine?

Bien sûr que oui! Ils se sont vite liés d’amitié ces deux-là, et cette amité s’est instantanément transformée en amourette! Ah l’amour!!! On pense qu’en vieillissant, on en a fini avec Cupidon et pourtant!!! Tout porte à croire que c’est l’histoire d’une vie!

Bon! Blandine décident de téléphoner à Raoul et Louiselle, sa voisine. Elle aura certainement besoin de leur aide pour l’organisation de cette rencontre!

À suivre…


Pour d’autres histoires de Blandine…

  1. Tranche de vie d’une sexagénaire
  2. Toujours à la pharmacie
  3. Sa forêt magique
  4. Au bord des larmes
  5. Le retour de la bonne humeur
  6. Noir et blanc
  7. À la bibliothèque
  8. La lettre
  9. Devine qui vient luncher?
  10. Une journée de pluie

Septembre

Défi d’écriture #163

Cette fois-ci, Ghislaine nous propose un défi d’écriture dans lequel on doit intégrer 8 mots imposés.

Futur, raison, attente, complice, quand, lorsque, maintenant, pourquoi.

Pour rendre l’exercice plus difficile, elle nous demande de débuter notre texte par : « Soudain, j’ai su que... » et de le terminer par : « Hélas, on ne peut rien y changer.« 

Voici les mots qui sont venus à moi…


Septembre

Soudain, j’ai su que l’automne n’était pas très loin devant nous.  Lorsque je me suis éveillée ce matin, je me suis rendue compte qu’il faisait encore noir.  Malgré l’horloge qui annonçait déjà six heures, quelques étoiles scintillaient timidement dans le ciel.

Nul besoin d’une boule de cristal pour prédire la future saison quand la nature s’en charge par elle-même.  Les soirées, d’une journée à l’autre, sont devenues plus fraîches. 

Sans aucune raison apparente, les feuilles commencent à changer de couleur.  Elles se font complices des saisons.

Bientôt, elles tomberont sur le sol, formeront un immense tapis et finiront par craquer sous nos pieds dans l’attente d’un printemps hâtif.

Maintenant, j’aimerais bien savoir pourquoi tous ces changements.

Hélas, on ne peut rien y changer