Challenge d’écriture 2021 #18

Un Challenge d’écriture proposé par Marie Kléber du blogue L’Atmosphérique. Tout simplement, pour le plaisir d’écrire.

Pour cette semaine, Marie nous invite à écrire un texte ou un poème dans lequel le dernier mot de chaque phrase devra être le premier mot de la phrase suivante.

Voici ce que cela m’a inspiré…

Bien installée sur la terrasse, il n’est que six heure trente.
Trente minutes de tranquillité avant le brouhaha du matin.
Matins qui se suivent et qui se ressemblent tant.

Tant de tartines beurrées pour les petits.
Petits et grands, devrai-je dire.
Dire que dans quelques années, ils quitteront le nid.
Nid douillet que je leur ai créé.
Créé pour les mettre à l’abri de la vie adulte.

Adultes à leur tour ils deviendront.
Deviendront-ils responsables.
Responsables auprès de leurs enfants.
Enfants qui deviendront mes petits-enfants.
Petits-enfants que je chérirai à leur tour.

Challenge d’écriture 2021 #17

Un Challenge d’écriture proposé par Marie Kléber du blogue L’Atmosphérique. Tout simplement, pour le plaisir d’écrire.

Pour cette semaine, Marie nous invite à écrire un texte comportant les mots suivants:  pastèque, bouillon, translucide, potion, mécanique, arbuste, oliveraie, mimétisme, pirouette, tintamarre.

À travers ces mots imposés, ma Blandine est réapparue sous ma plume pour me partager une tranche de son quotidien.


Devine qui vient luncher?

Mais quel tintamarre ce matin!  Casseroles et ustensiles se côtoient allègrement dans la cuisine de Blandine!

Il y a de ces matins comme ça où Blandine est tellement en forme qu’elle ferait des pirouettes. Mais aujourd’hui, sa grande forme n’est pas l’unique raison de tout ce brouhaha…

Revenons à nos chaudrons, plutôt les siens! 

Voyons ce qu’elle prépare sous le rythme d’une musique entraînante qui ramène ses pensées vers l’Italie.  Un voyage que, malheureusement, elle ne fera pas.  Pourtant, elle en rêvait tant de cette escapade gastronomique, marcher dans les oliveraies et les vignobles.  Mais bon, la vie passe et, heureusement, elle a son jardin qui la comble de bonheur.

Et ce n’est pas tout… ce matin, elle ne cuisine pas que pour elle.  Ce midi, elle attend un invité spécial. 

Depuis leur première rencontre au parc, Blandine a revu Raoul à quelques reprises.  Dans des endroits publics seulement.  Par ses propos translucides, Blandine a très vite compris que cet homme est une personne sincère et en qui elle peut faire entièrement confiance.  Elle ne voyait  donc aucune inconvenance à le recevoir à la maison. Elle ressent, au fond d’elle-même qu’une certaine complicité s’installe tout doucement entre eux.

Ce midi, il viendra luncher avec elle.  Elle est à lui préparer, non pas une potion magique pour l’ensorceler, car il l’est déjà, mais plutôt une crème de légumes faite à base du bouillon de poulet qu’elle a cuit la veille. Une de ses spécialités. Ce sera un repas léger.  Un pain perdu au pesto, tomates et mozzarella accompagné d’une salade de pastèques aux graines de pavot. 

Hier soir, elle a demandé l’aide de Louiselle, sa voisine, afin de lui donner un coup de main pour descendre la table.  Elle avait envie de l’installer tout près des arbustes fleuris qui longent la clôture afin de créer une ambiance plus discrète.

À la Martha Stewart

C’est dans un mimétisme presque mécanique qu’elle dresse la table… à la Martha Stewart! Blandine a toujours aimé la déco. Une jolie nappe de dentelle qu’elle a crochetée elle-même recouvre la table, serviettes de table colorées, assiettes et saladiers sont mis en place… tout est prêt! Il ne manque que les coupes et la bouteille de Riestling qu’elle a achetée pour l’occasion et, bien sûr, son invité.

Midi pile! Le son du carillon de la porte avant l’avertît que Raoul est enfin là!


  1. Tranche de vie d’une sexagénaire
  2. Toujours à la pharmacie
  3. Sa forêt magique
  4. Au bord des larmes
  5. Le retour de la bonne humeur
  6. Noir et blanc
  7. À la bibliothèque
  8. La lettre

Challenge d’écriture 2021 #16

Un Challenge d’écriture proposé par Marie Kléber du blogue L’Atmosphérique. Tout simplement, pour le plaisir d’écrire.

Cette semaine, Marie nous propose, toujours sur le thème du secret, d’écrire un texte à partir de cette citation : : “Dire le secret d’autrui est une trahison, dire le sien est une sottise”.


Amis pour la vie!

Jérome fait la baboune.* Il a fermé la porte de sa chambre et s’est assis sur son lit. Il a pris place à côté de son ourson de peluche qu’il a reçu à Noël de sa marraine. Il vient de s’en faire passer une petite vite. **

La semaine dernière, il avait confié un secret à celui qui se vantait à tout le monde d’être son meilleur ami et pourtant…  ce soit disant meilleur ami a tout raconté à sa soeur.  Un vrai porte-panier! ***

« Dire le secret d’autrui est une trahison… »

– Voltaire

Jérôme prend sa peluche qu’il place devant lui sur ses petites cuisses, il le regarde droit dans les yeux et lui dit sérieusement en pleurnichant :

« C’est fini FINI-N-I-NI…  Simon ne mérite plus d’être mon ami!« 

« Mais qu’est-ce que j’ai pensé de lui dire que je trouvais Caroline, sa grande soeur, trèèèèèès jolie » avoue Jérôme à son ourson qui le regarde, toujours aussi immobile.

« À partir d’aujourd’hui, c’est à toi que je confierai mes secrets.  Tu ne dis jamais rien.  Mais je t’aime bien. Mais qu’est-ce qu’elle va penser de moi maintenant quand elle va venir me garder à la maison?« 

« … dire le sien est une sottise »

– Voltaire


*Faire la baboune signifie, en québécois, faire la moue.

**S’en faire passer une petite vite signifie en québécois se faire tromper par quelqu’un.

*** Portepanier signifie rapporteuse

Challenge d’écriture 2021 #14

Un Challenge d’écriture proposé par Marie Kléber du blogue L’Atmosphérique. Tout simplement, pour le plaisir d’écrire.

Cette semaine, Marie nous propose que la scène de notre prochain texte se déroule devant une boite à livres. En choisissant un livre, notre personnage découvrira à l’intérieur une lettre faisant état d’un secret. On doit décrire brièvement l‘environnement proche et l’état d’esprit de notre personnage, avant de nous livrer le contenu de cette lettre et des émotions qu’elle fait naitre chez notre personnage. 


TRANCHE DE VIE D’UNE SEXAGÉNAIRE – LA LETTRE

Blandine est en grande forme ce matin.  Quelques jours de beau temps et les crises d’arthrose disparaîssent enfin! 

Elle en profite pour aller marcher.  Avant de partir, elle compose le numéro de téléphone de son amie Louiselle pour l’inviter à venir marcher avec elle.  Trois coups, cinq coups… toujours pas de réponse.  En s’étirant le cou vers la fenêtre, Blandine se rend compte que la voiture de sa voisine n’est pas là!

« Ah!  C’est vrai!  Louiselle allait à l’hôpital, ce matin, pour des prélèvements sanguins ! »  se dit Blandine en elle-même.

Elle raccroche l’appareil, prend son porte-monnaie qu’elle enfile dans son sac à dos, ses clés, quelques mouchoirs (c’est la saison des allergies) et, bien sûr, son masque!  Inutile d’apporter le parapluie puisque Monsieur Météo prévoit du beau temps pour les dix prochains jours.

Et c’est d’un bon pas qu’elle se dirige vers le parc.  Elle adore y marcher.  Ce parc est un vrai havre de paix.  Les arbres sont gigantesques et à ce temps-ci de l’année, les cerisiers sont en fleurs!

« Zut! »  marmonne-t-elle.  « J’ai oublié d’apporter  ma caméra!« 

En arrivant à l’entrée du parc, Blandine se rend compte que la boîte à livres a repris sa place.  Avec le Covid, ces boîtes avaient été retirées, une façon, parmi tant d’autres, d’éviter inutilement la transmission du virus.  Une boîte toute coquette avec une porte vitrée sur le devant.  Il lui est arrivé à quelques occasions d’y déposer des livres afin d’en faire profiter à d’autres.  Elle décide de jeter un coup d’oeil à l’intérieur en espérant y faire une jolie découverte.

Peu de livres.  Par contre, le titre d’un livre ancien attire son attention : « Blandine ». Sa reliure marron est gravé de lettres dorées.  Pas le genre de bouquin que les gens déposent habituellement dans ces boîtes. 

En ouvrant le livre, une enveloppe tombe à ses pieds sur le sol.  Blandine se penche en s’appuyant sur la boîte pour ne pas perdre l’équilibre afin de la ramasser.  L’enveloppe n’est pas cachetée. 

Elle prend place sur le banc de bois et l’ouvre en regardant autour d’elle pour être certaine que personne ne la voit… comme si le fait d’ouvrir une simple enveloppe faisait d’elle une criminelle.

« Bonjour,
Merci d’avoir ouvert cette enveloppe pour y lire ce que j’ai à dire.  J’ai un immense besoin de partager ce secret avec quelqu’un et c’est la seule façon que j’ai trouvée de le faire.  Oui, j’aurais certainement pu le confier à quelqu’un de mon entourage, mais je ne suis pas certain qu’ils auraient compris… alors je m’adresse à toi, directement… 
»

Blandine est tellement touchée par ce qu’elle lit.  Elle dépose la lettre sur ses genoux.  Elle tente d’essuyer les larmes qui coulent lentement sur ses pommettes.  Elle fouille dans sa poche à la recherche d’un mouchoir avant de poursuivre sa lecture.

« … depuis plusieurs semaine, je suis éperdument amoureux d’une jolie dame. Juste le fait de l’écrire m’a fait le plus grand bien.  Merci de m’avoir lu jusqu’au bout!  Peut-être aurons-nous l’occasion de nous rencontrer un jour…« 

Mais qui peut bien être l’auteur de cette lettre, qui est ce romantique clandestin? 

Blandine décide de prendre ce livre qu’elle met dans son sac à dos, elle se lève pour poursuivre sa promenade. En levant les yeux, elle l’aperçoit. Il est là devant elle,  Il  lui sourit timidement en lui offrant une rose rouge. 


Challenge d’écriture 2021 #13

Un Challenge d’écriture proposé par Marie Kléber du blogue L’Atmosphérique. Tout simplement, pour le plaisir d’écrire.

Cette semaine, Marie nous propose de débuter notre texte par une phrase bien précise tirée du livre de Philippe Grimbert, « Le secret ».


Tranche de vie d’une sexagénaire – À la bibliothèque

« Louise m’avait permis de reconstituer l’idylle de mes parents coupables. J’avais quinze ans, je savais ce que l’on m’avait caché et à mon tour je me taisais, par amour.« 

En lisant cette phrase au dos du livre « Le secret » écrit par Philippe Grimbert, Blandine, curieuse de nature, a tout de suite voulu en savoir davantage. Ne dit-on pas qu’une femme qui n’est pas curieuse est une curieuse de femme? Le sujet l’interpelle.

Des secrets, on en retrouve dans toutes les familles. Bien sûr, la sienne n’y échappe pas.

Évidemment, ne demandez pas à Blandine de vous partager les secrets de sa famille. Un secret est un secret! Il y a des choses qui ne se partagent pas et qui demeurent parmi les sujets tabous.

Elle se dirige vers le comptoir où elle est accueillie par Madame Bouquin, la gentille bibliothécaire. Blandine lui remet le livre ainsi que sa carte de membre afin que cette dernière le note à son dossier. La bibliothécaire lui sourit en lui mentionnant, tout bas… comme si c’était un secret, qu’elle a fait un excellent choix.

En sortant de la bibliothèque, Blandine se rend compte que le ciel est noir comme de l’encre. La pluie ne devrait pas tarder car le tonnerre gronde déjà et est accompagnée d’éclairs fulgurants! Un temps pour enfiler pyjama et pantoufles!

« La journée idéale pour se plonger dans ce livre! » pense tout haut Blandine.


Tranche de vie d’une sexagénaire – Noir et blanc

Blandine aime se replonger dans ses souvenirs.  Il lui arrive de s’installer, confortablement, sur sa chaise d’osier qu’elle a installée dans un coin de son atelier d’écriture et de sortir les photos qu’elle a rangées minutieusement dans un boîte de carton.  La plupart des clichés sont en noir et blanc

Evidemment, elle ne reconnaît pas tout les gens qui se retrouvent sur les photos.  Mais dernièrement, elle a fait appel à une complice… une de ses tantes, qui a pu l’aider à indentifier une partie des personnes qu’elle n’arrivait pas à identifier. 

Fière d’avoir participé à ces recherches, sa tante lui a promis de revenir après la pandémie pour compléter le travail. 

Blandine est heureuse de pouvoir compter sur elle.  En se replongeant dans ces souvenirs, elle a l’impression d’en connaître un peu plus sur ses origines.  Il y a tant de choses qu’elle aimerait savoir.

Soudainement, une photo attire particulièrement son attention.  Une photo de sa mère, assise près d’une fenêtre, tenant dans ses mains un magnifique flacon de parfum.  Muni d’un vaporisateur, il semble avoir été taillé juste pour elle.

Blandine a l’impression d’avoir déjà vu cette bouteille sur le chiffonnier de sa mère.

Mais pourquoi s’était-elle fait photographier avec ce flacon? Qui le lui avait offert? Que représentait-il pour elle?

Autant de questions qui demeureront sans réponse.


Ce texte a été écrit dans le cadre du défi #152 lancé par Ghislaine. Elle nous propose 8 mots à insérer dans notre texte, un thème et une photo d’inspiration

Connaître, savoir, tenir, participer, complice, flacon, carton, partie

Le thème : Noir et blanc


D’autres histoires avec Blandine :

Challenge d’écriture 2021 #12

Un Challenge d’écriture proposé par Marie Kléber du blogue L’Atmosphérique. Tout simplement, pour le plaisir d’écrire.

Pour la dernière semaine sur le thème de la musique, Marie nous propose de la musique classique, la 9e symphonie de Beethoven – 3e mouvement. Les règles sont les suivantes: écrire un texte (pas de poésie) à la première personne du singulier. Le texte ne devra pas parler de la musique en elle-même mais de ce qu’elle évoque pour nous, ce qu’elle fait naître comme image(s) et émotion(s).

Voici ce que cette symphonie a fait naître en moi…


Transformation

Je n’y croyais plus en cette transformation. J’avais fini par croire que ce moment de liberté n’était pas pour moi.

Par ce petit trou, replié sur moi-même, du fond de mon cocon, j’apercevais à peine ces grands espaces dont je rêvais depuis trop longtemps.

Puis un jour… j’ai entendu une douce symphonie provenant de la forêt. Harmonieuse. Légère comme le chant des oiseaux. Mélodieuse comme l’eau du ruisseau qui coule.

À ma plus grande surprise, mes ailes se sont déployé sur une note de gaieté, sur un tempo qui m’était alors inconnu. On dit que l’habit ne fait pas le moine… et pourtant. Regardez-moi, revêtu de toutes ces couleurs, je prends l’assurance du maître d’orchestre.

Ça y est! Je me sens prêt pour cette prestation, je suis enfin mûr pour m’envoler et parcourir ces immenses champs de blé en direction d’un pays fleuri.

J’ai la vie devant moi! Je suis maintenant convaincue que je découvrirai cette fleur au coeur parfumé, celle qui me fera vibrer jusqu’au bout des ailes!


D’autres textes se trouvent sous la catégorie : Atelier d’écriture

Tranche de vie d’une sexagénaire – Le retour de la bonne humeur

Louiselle se lève et annonce qu’elle doit retourner à la maison. Elle doit nourrir son chat. Blandine a apprécié leur petite jasette. Ça lui a fait le plus grand bien que d’échanger avec elle.  Elle avait un immense besoin de se confier et Louiselle a toujours été une bonne oreille. 

Depuis un certain temps, un léger brouillard s’était installé sur la vie de Blandine.  Tout lui semblait gris.  Elle, toujours si positive, enjouée, n’arrivait plus à trouver son bonheur au quotidien. Elle devenait de plus en plus taciturne, de plus en plus sauvage et ça ne lui ressemblait tellement pas.


Sans se tromper, on peut dire que ce matin, la bonne humeur de Blandine est revenue!  Les températures plus douces aidant.  Sa journée commence par un bon café au lait qu’elle déguste sur la terrasse. 

Elle repense à la conversation qu’elle a eu avec Louiselle et songe à ce qu’elle fera, aujourd’hui, pour tuer le temps ou plutôt pour profiter du moment.  La semaine dernière, pour le jour de la terre, elle a planté trois arbres, dont deux à fleurs.  C’est un voisin, celui qui habite la maison d’en face, qui s’est occupé du transport car elle ne s’imaginait pas rapporter ces arbres de la pépinière dans le coffre de sa voiture.  Monsieur Denface est toujours plein de délicatesse à son égard, C’est ce qu’on appelle un « bon voisin »! Le genre de voisin que tout le monde aimerait avoir.

« Et si j’ajoutais le compost aux bacs à jardin, ce serait chose faite! » se dit-elle en elle-même.  « D’ici deux ou trois semaines, il sera déjà temps de garnir le potager de plants de tomates, de concombres et de poivrons!« 

Et voilà que les projets se dessinent à nouveau dans sa tête. Sourire aux lèvres, elle ferme les yeux pour savourer encore quelques minutes les premiers chauds rayons de soleil du matin.


Ce texte a été écrit dans le cadre du défi #151 lancé par Ghislaine. Elle nous propose 8 mots à insérer dans notre texte.

Besoin, brouillard, délicatesse, sauvage, transport, sembler, tromper, maison


D’autres histoires avec Blandine :

Challenge d’écriture 2021 #11

Un Challenge d’écriture proposé par Marie Kléber du blogue L’Atmosphérique. Tout simplement, pour le plaisir d’écrire.

Cette semaine, Marie nous invite à écrire un texte dont la scène doit se situer dans un site URBEX.

J’ai choisi un bâtiment abandonné de Ste-Foy à Québec.


C’est par cette ballerine triste portant une robe blanche ceinturée de rouge que je suis accueillie. Elle semble me dire qu’il me sera impossible de pénétrer à l’intérieur du bâtiment. La vieille porte de bois est barricadée à l’aide de planches. Tout comme l’enthousiasme que dégage cette jeune fille, la poignée est inexistante.

Je réussis tout de même à trouver une ouverture sur le mur qui me permet de me rendre à l’intérieur. Cette fois-ci, trois bouches fermées et trois yeux bien ronds semblent surpris de m’y voir.

Je suis transpercées par l’humidité malsaine qui se dégage du plafond lambrissé, usé par le temps. Les détritus jonchent le sol. Mais, il y a ces murs colorés qui attirent enfin mon attention. Soudainement, je sens qu’on me regarde.

Une chauve-souris me passe juste au dessus de la tête, frôlant mes cheveux. Je suis saisie d’un frémissement à me glacer les sangs. Je tourne sur moi-même et c’est là que j’aperçois, sur le mur du fond, ce barbu à la casquette rouge au regard vide de couleur fumant la cigarette… mais qui est-il?


Tu retrouveras d’autres textes dans la catégorie « Atelier d’écriture« .

Challenge d’écriture 2021 #10

Un Challenge d’écriture proposé par Marie Kléber du blogue L’Atmosphérique. Tout simplement, pour le plaisir d’écrire.

Cette semaine, Marie nous propose de voyager du côté d’un pays qui est cher à son cœur.

Les consignes sont les suivantes:
Écrire un texte court à partir de la chanson ci-dessous en intégrant les mots suivants: ile, falaise, transmission, trèfle, indépendance, héritage, dolmen, coutume, symbole, péninsule.

Clannad – Coinleach Glas An Fhómhair


En me laissant bercer par cette chanson, j’ai tout de suite imaginé un oiseau qui vole au-dessus des îles. Voici les mots que cela a inspiré en moi.

Liberté

L’oiselle déploie ses ailes et survole d’un regard attentif l’île à la recherche de la falaise verte située au bout de la péninsule dont lui avait parlé sa mère avant de se cacher pour mourir.

Messagère du printemps, l’oiselle n’a qu’une mission, une seule. Retrouver le dolmen entouré de trèfles tel qu’elle le lui avait décrit. Arrivée sur les lieux, elle devrait cueillir l’unique trèfle à quatre feuilles, symbole de chance.

Ce trèfle, comme le veut la coutume, lui permettra la transmission d’un magnifique héritage à ses futurs oisillons, soit l’indépendance et la liberté.