Atelier d’écriture – Récolte 42

Atelier d’écriture – Récolte 42

Note aux lecteurs/lectrices : J’aime jouer avec les mots. Ce texte m’a été inspiré par l’Atelier d’écriture – récolte 42.  Des mots, une histoire. Des mots nous sont imposés et nous devons les insérer dans notre texte.

Les mots récoltés : Espérance – piano – sécher – courge – feuille – courage – transformer – anamorphose – symphonie – cerisier.


Pour le texte d’aujourd’hui, avec les 10 mots proposés par les participants, j’ai pensé vous transporter sur le Plateau Mont-Royal de Montréal pour une promenade automnale.

Promenade sur le Plateau

Une journée d’automne, un peu plus fraîche déjà.  Mais le soleil est bien présent. Je prends mon courage à deux mains et je noue un foulard autour de mon cou.  Je dois conserver cette habitude de marcher à tous les jours.  

J’adore parcourir les rues et les ruelles de mon quartier, observer tous ces murs transformés grâce à toutes ces anamorphoses créées par nos artistes de la rue.

Le temps des cerisiers est passé depuis belle lurette!  Les feuilles des arbres se sont transformées en une symphonie de couleurs indescriptibles allant de l’ocre au rouge flamboyant. D’ici quelques semaines, les feuilles séchées tomberont sous les vents et recouvriront les trottoirs de la ville. J’aime les entendre craquer doucement sous mes pas.  C’est ça l’automne au Québec. 

En passant devant la marchande de fruits et légumes, je remarque son étalage de courges et de citrouilles qu’elle a joliment dressé devant sa vitrine.

Un peu plus loin, trois jeunes adultes improvisent quelques notes sur le piano que la ville met à la disposition du public à chaque année.  On devra le mettre à l’abri d’ici quelques jours afin de le protéger de la pluie et du vent dans l’espérance de le retrouver en bon état de jouer dès le printemps prochain.

En passant devant le café du coin, je remaque quelques amies en train de placoter devant leur café. Et si j’arrêtais les saluer!

« Les femmes n’ont pas besoin de rêves : le moment présent leur suffit. «

Dominique Blondeau, écrivaine

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Des mots et des images

Challenge d’écriture 2020 #11

Challenge d’écriture 2020 #11

Un Challenge d’écriture proposé par Marie Kléber du blogue L’Atmosphérique. Tout simplement, pour le plaisir d’écrire. Me voici à nouveau pour le onzième thème proposé.

Cette semaine, Marie nous propose  d’écrire un texte en intégrant les derniers mots de chaque vers de cet extrait d’un poème de Mahmoud Darwich:

Je nomme la tourbe, prolongement de mon âme 
Je nomme mes mains, trottoir des plaies
Je nomme les gravats, ailes
Je nomme les oiseaux, amandes et figues
Je nomme mes côtes, arbres
Et du figuier de la poitrine, je détache une branche
Je la lance telle une pierre
Et je détruis le char des conquérants


La fin des angoisses

Que j’aimerais que tous les oiseaux printaniers
revenant des pays chauds
soient porteurs de bonnes nouvelles,
qu’ils soient de véritables conquérants
face à la situation actuelle.

Je les vois travailler corps et âme
à construire leurs nids
sur la branche d’un arbre
qu’ils ont choisi avec précaution.

Très bientôt, les oisillons à venir
auront droit à leurs premiers battements d’ailes
qui leur permettront de quitter le nid,
mi-figue mi-raisin,
sous l’oeil aguerri de leurs parents.

Sauront-ils panser les plaies de la population inquiète
afin que cette dernière puisse enfin
marquer d’une pierre 
la fin de leurs angoisses!


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www.desmotsetdesimages.com

Atelier d’écriture – Récolte 41

Atelier d’écriture – Récolte 41

Note aux lecteurs/lectrices : J’aime jouer avec les mots. Ce texte m’a été inspiré par l’Atelier d’écriture – récolte 41.  Des mots, une histoire. Des mots nous sont imposés et nous devons les insérer dans notre texte.

Les mots récoltés :  Printemps – légèreté – maternel – manger – candelabre – lumière – casse-couille – banc – antisèche – dévaliser – contemplation


Pour le texte d’aujourd’hui,…

j’ai utilisé les onze mots proposés par les participants et je me suis ensuite laissée inspirer par la photo ci-dessous.

Photo prise sur la Place Jacques Cartier dans le Vieux Montréal.

Place Jacques Cartier

Ce midi, une ambiance empreinte de légèreté envahit la Place Jacques Cartier du Vieux Montréal.  

Dès que le printemps arrivent, dès que les premières tulipes se pointent les gens se ruent à l’extérieur ayant été confinés trop longtemps à l’intérieur.  Un urgent besoin de lumière se fait ressentir! Une envie de rassemblement sur la place publique!

Les travailleurs en profitent pour aller manger sur une terrasse et se permettent un verre de sangria. D’autres choisissent de s’asseoir tout simplement sur un banc et relaxent sous les premiers chauds rayons de soleil.

Là bas, sous un candelabre, se sont réunis quelques étudiants. Je me mets à les observer l’oeil suspicieux, sourire en coin. Seraient-ils en train de comploter en vue d’échanger quelques antisèches aux prochains examens?

Tout à coup, de jeunes mamans faisant sans doute partie d’un club de poussettes surgissent de nulle part en courant.  Elles décident de s’arrêter et de prendre une pause car certains petits réclament déjà leur dose de lait maternel. C’est l’heure de la tétée!

Un peu plus loin, je vois que les artistes ont déjà sorti leurs pinceaux.  Je prends le temps de m’approcher et de m’arrêter. Je suis en contemplation, pour ne pas dire en pâmoison, devant leurs créations qu’ils exposent fièrement sur les murs improvisés.

Heureusent, aucun casse-couille, aucun trouble-fête ne vient gâcher cette scène printanière.

Et si j’en profitais, cet après-midi, pour dévaliser les boutiques afin de me procurer quelques vêtements plus légers pour l’été qui s’en vient!


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Les défis d’écriture de Ghislaine – Atelier 115

Inspirée par Ghislaine , voici les consignes du défi d’écriture qu’elle nous a proposées pour l’atelier 115 :

Thème: « Lettre«


LES VOYELLES

Les voyelles! Que ferions-nous sans elles?  La lecture, l’écriture et la conversation seraient quasi impossible sans les voyelles. On a vraiment besoin d’elles!!!  Ces six petites lettres indispensables!

Par contre, laisse-moi te dire que les six se tiennent entre elles!  Ouioui, à elles seules, elles peuvent former des sons et même des mots!  OuiOui!!!

A, ai, au, eu, ou, y, aie, eau, eue, oie, oui, ouie, oyé, y, youyou… et j’en oublie peut-être!

Psst!!!! 

Mais voilà que sept interjections et une préposition décident de s’opposer aux voyelles.  Les huit ont décidé de se tenir ensemble… Brrr! Grrr! Mmm! Pff! Pfft! Psst! Pst! Vs!  

Malgré qu’elles soient peu nombreuses, elles ont quand même leur place dans la conversation! 

Mais soyons sincères et avouons que sans les voyelles et les consonnes le dialogue entre nous serait beaucoup plus difficile et ce texte voire impossible!


J’espère que ce défi d’écriture t’a plu. J’attends tes commentaires.

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Des mots et des images

Challenge d’écriture 2020 #10

Challenge d’écriture 2020 #10

Un Challenge d’écriture proposé par Marie Kléber du blogue L’Atmosphérique. Tout simplement, pour le plaisir d’écrire. Me voici à nouveau pour le dixième thème proposé.

Cette semaine, Marie nous propose d’aller plus profondément dans les couches de notre imaginaire: un matin, nous nous réveillons dans la peau de quelqu’un d’autre – personne réelle ou  personnage imaginaire / animal / créature.

On doit décrire notre nouvelle allure, nos sensations, nos pensées, nos émotions, notre état d’esprit dans ce nouveau corps / cette nouvelle enveloppe.


Une vie de pacha

Je suis là!  Couché sur mon petit tapis!  Je m’étire un peu les pattes, mais je ne change pas de place. Ma maîtresse fait la paresse ce matin, j’attends donc patiemment qu’elle ouvre les yeux.  Que j’aime ce moment, être témoin de son premier sourire.  Elle étire enfin le bras et me fait un câlin, je secoue la queue pour lui démontrer que moi aussi je suis content de la voir.  Je l’aime inconditionnellement… même avec son haleine du matin!

Après avoir enfilé sa robe de chambre, elle ouvre la porte du jardin pour que je puisse aller dehors, le temps qu’elle prépare son café.  Je n’aime pas le café, je me contente d’un bol d’eau fraîche.  Ma maîtresse emplit ensuite mon écuelle de moulée.  Après avoir mangé, malgré que je sois rassasié, je cours m’asseoir tout près d’elle et je la regarde de mes grands yeux ronds, la tête basse et l’air penaud dans l’espoir d’avoir droit à un coin de rôtie!  Juste un!

Mon moment préféré de la journée approche.  Je le sens.  Comme un rituel, elle noue un foulard rouge autour de mon cou et elle enfile ses verres fumés. C’est l’heure de la balade avec ma maîtresse!  Ensemble, à tous les matins,  nous partons à l’aventure dans sa belle décapotable noire!

Crédit photo: Pixabay

C’est le printemps, l’été approche.  Le museau en l’air et les oreilles au vent, je ferme les yeux afin d’humer l’air frais du matin et l’odeur des lilas!

C’est ce qu’on appelle une vie de chien!

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Des mots et des images

Challenge d’écriture 2020 #9

NEUVIÈME THÈME PROPOSÉ

Un Challenge d’écriture proposé par Marie Kléber du blogue L’Atmosphérique. Tout simplement, pour le plaisir d’écrire. Me voici à nouveau pour le neuvième thème proposé.


Pour le rendez-vous de cette semaine, voici ce que Marie nous propose: Vous vous êtes peut-être déjà retrouvé dans un endroit public à disséquer les pensées, à imaginer la vie des personnes autour de vous. Si c’est le cas, l’exercice sera facile, dans le cas contraire, ce sera un nouveau défi! A vos plumes!


Si c’était ça le bonheur!

Printemps 2017.  

Déambuler dans les rues et observer les gens. 

Je suis en voyage dans une jolie ville européenne, Amsterdam. Je parcoure les quartiers, caméra au cou, afin d’observer et immortaliser le quotidien des gens. 

C’est l’heure que l’on pourrait qualifier de pointe.  Certains marchent d’un pas rapide vers leur travail, tandis que d’autres ont enfourché leur bicyclette.  Probablement une distance à parcourir plus grande afin de se rendre au boulot. 

Vers dix heures, en longeant un des nombreux canaux, j’aperçois, de l’autre côté d’un ponceau, un homme d’un certain âge.  Il est assis, bien confortablement, sur un banc de bois d’une des nombreuses terrasses.  Bien vêtu, d’allure élégante, je remarque à ses pieds, un sac à poignées me laissant soupçonner qu’il revient d’une tournée des boutiques.  Sûrement un cadeau pour, j’imagine, sa bien-aimée.  Et si je me trompais?  Si ce cadeau était de lui à lui, tout simplement.  Pourquoi pas?

À le voir siroter tranquillement son expresso, certains pourraient penser que cet homme seul s’ennuie. 

Mais pas moi… je continue de l’observer pendant plusieurs minutes.  À son insu, j’ose même quelques clichés.  Tout comme moi, il semble observer les gens qui passent devant lui.  Je le vois même, à quelques reprises, sourire et saluer de la main de vieilles connaissances. 

Non, l’homme que j’observe déjà depuis plusieurs minutes est selon moi une bonne personne, un être qui semble aimé par les gens de sa communauté. 

Ce que je vois en lui c’est tout simplement un homme qui prend le temps de vivre le moment présent. Et si c’était ça le bonheur!


« La clé du bonheur est d’être bon, et pas seulement envers les autres.  Il s’agit d’être bon aussi envers vous-même et tout ce qui nous entoure. » (Citation tiré du livre: Mon carnet de flow, Jocelyn de Kwant)


Voici la photo qui a inspiré le texte ci-haut.

Crédit photo: Josée Cousineau

Pour lire d’autres textes, je t’invite à consulter la catégorie: « Atelier d’écriture » de mon cybercarnet.
Des mots et des images

Challenge d’écriture 2020 #8

HUITIÈME THÈME PROPOSÉ

Un Challenge d’écriture proposé par Marie Kléber du blogue L’Atmosphérique. Tout simplement, pour le plaisir d’écrire. Me voici à nouveau pour le huitième thème proposé.


Pour le rendez-vous de cette semaine, Marie nous invite à écrire un texte à partir de la photo ci-dessous (avec une contrainte: ne pas mentionner les mots suivants: « chaussettes » et « balcon »). 

Photo proposée par Marie Kléber

Bonheur simple!

À tous les jours, la même rengaine se répétait depuis quelques années.

Avec deux enfants en bas âge, la lessive faisait sans contredit partie de la routine quotidienne de Charlotte.  Une brassée n’attendait pas l’autre! 

Par contre, pas question d’être égoïste et de garder cette tâche ingrate pour elle seule. 

Charlotte avait, dès leur plus jeune âge, impliqué Mathilde et Jérôme à participer aux tâches ménagères.  Les enfants aimaient ça.  Pour eux, c’était comme un jeu et ça semblait faire tellement plaisir à leur maman.

Ce que la petite Mathilde, 5 ans, préférait, c’était de suspendre les vêtements un à un sur une corde tendue à l’extérieur tandis que son petit frère de 3 ans s’amusait à faire boire les fleurs qui avaient été mises en pots au printemps dernier.  Un futur jardinier ce Jérôme!

Charlotte avaient enseigné à ses petits à parler aux fleurs et aux plantes.  Créer des liens avec les végétaux les incitaient, avait-elle lu quelque part, à s’épanouir. 

La voisine septuagénaire qui passait une partie de sa journée à se bercer au soleil adorait observer Jérôme et Mathilde. Les voir s’amuser lui ramenait son sourire.

Ça mettait de la vie dans sa vie!

Atelier d’écriture – Récolte 38

Note aux lecteurs/lectrices : J’aime jouer avec les mots. Ce texte m’a été inspiré par l’Atelier d’écriture – récolte 38.  Des mots, une histoire. Des mots nous sont imposés et nous devons les insérer dans notre texte.

Les mots récoltés :  Inconnu – restriction – clair(e) – test – transmission – masque – zèle – louvoyer – émerger – pétiller – arquebuse


Sans restriction aucune

Ca y est!  Je ne passerai pas le test!  Olivia qui nous demande maintenant de lui faire parvenir notre texte le jeudi avant 18 heures.  Hey les amis!!! N’oubliez pas que je demeure au Québec.  C’est clair qu’avec le décallage horaire, la transmission de mon texte à temps est presque impossible voire quasiment nulle!!!  Ca va me demander toute une dose de zèle pour y parvenir!!!

Voilà que tout se met à louvoyer dans ma tête, les mots s’entremêlent.  Apportez-moi un masque d’oxygène quelqu’un, j’ai besoin d’air, j’étouffe littérairement, oups, littéralement!!!  Non, non, servez-moi plutôt un grand verre d’arquebuse, j’en ai grandement besoin.  Une gorgée, une autre et une autre. Enfin, je sens que l’inspiration émergera bientôt!.  Les idées commencent à pétiller face à l’inconnu.

« Cesse de t’imposer des restrictions et tu vas y arriver! » – me dis-je à moi-même.

Ça y est ! J’y suis parvenue!!!


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Des mots et des images

Challenge d’écriture 2020 #7

SEPTIÈME THÈME PROPOSÉ

Un Challenge d’écriture proposé par Marie Kléber du blogue L’Atmosphérique. Tout simplement, pour le plaisir d’écrire. Me voici à nouveau pour le septième thème proposé.


Pour le rendez-vous de cette semaine, Marie nous invite à écrire un texte à partir de TOUS les éléments suivants.

  • Choisir une couleur:  gris, jaune, rouge, cyan, vert et orange
  • Choisir une émotion:  joie, peur, tristesse, surprise, colère
  • Choisir un des quatre éléments: air, eau, feu, terre
  • Choisir un objet de notre quotidien.

Attention! Le crayon laisse des traces!


Si tu ne peux pas être le crayon qui écrit le bonheur, sois la gomme qui efface la tristesse.

Auteur inconnu

Objet du quotidien

Cet objet du quotidien, objet de mon quotidien.  J’en ai de toutes les couleurs et, crois-moi, je leur en ai également fait voir de toutes les couleurs.  Que ce soit par l’écriture ou par le dessin, cet outil de tous les jours me permet de coucher sur papier mes joies et mes bonheurs du moment!

Le crayon me ramène très loin dans le passé. Il fait partie de ma vie depuis mon plus jeune âge. Les crayons de cire ont été mes premiers alliés. Ils me permettaient de dessiner, que dis-je, de gribouiller sur du papier ou dans un cahier à colorier.  Je n’étais pas très habile au début car je dirais que manier le crayon, c’est tout un apprentissage!

Un peu plus tard, j’ai découvert les crayons de bois.  Ces crayons qu’on devaient affûter grâce à l’aiguisoir.  Puis ce fut les feutres.  Les couleurs de terre et les rouges faisant partie de mes couleurs préférées.

À l’époque, je n’avais aucune idée que ce simple outil, un jour, m’aiderait à gérer mes angoisses, mes peurs, ma tristesse.  Que ce soit à travers le dessin ou par les mots, le crayon m’a toujours permis de m’exprimer, de coucher sur papier mes émotions.

Malheureusement, pour certains, le crayon est presque devenu inutile!  Les gens écrivent directement sur leur téléphone ou leur tablette.  Mais, laisse-moi te dire que rien ne remplacera jamais le crayon pour déposer un mot doux sur l’oreiller de l’autre. 

D’après moi, on n’a pas fini d’entendre parler de lui!

Suggestion de lecture: 7 pistes pour intégrer l’écriture au quotidien

Des mots et des images

Atelier d’écriture – Récolte 37

Note aux lecteurs/lectrices : J’aime jouer avec les mots. Ce texte m’a été inspiré par l’Atelier d’écriture – récolte 37.  Des mots, une histoire. Des mots nous sont imposés et nous devons les insérer dans notre texte.

Les mots récoltés :  musique – hésitation – sonner – arbre – quarantaine – envoûtement – copeaux – cigogne


Une visite inattendue

15 juillet. Le clocher résonne au loin telle une musique. Douze coups bien sonnés annonçant qu’il est midi.

C’est avec beaucoup d’hésitation que Rachel avait donné rendez-vous à Jacques au Parc Lafontaine.  Ils avaient convenu de se rencontrer tout près du lac.  Un endroit qu’ils fréquentaient régulièrement tous les deux depuis quelques mois pour faire de la photographie.  Deux passionnés!

Mais un jour, la passion prit une autre direction… 

Ils s’étaient enlacés sous cet arbre centenaire comme les racines s’entrelacaient sous terre. Les deux approchant la quarantaine s’étaient embrassés, tout comme les feuilles s’entrechoquaient entre elles aux vues des oiseaux et des nuages.  L’envoûtement entre eux n’était pas une réelle surprise puisque tous les deux prenaient de plus en plus de plaisir à ces rencontres hebdomadaires, comme de purs adolescents. 

Enfin, elle le voit venir au loin, saisit quelques copeaux de bois qu’elle tripote nerveusement entre ses mains cherchant les mots qu’elle utiliserait pour lui annoncer que la cigogne les visiterait d’ici quelques mois.


Des mots et des images
Parc Lafontaine, Montréal.
Crédit photo: Josée Cousineau

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