Des mots et des images

Challenge d’écriture 2020 #4

QUATRIÈME THÈME PROPOSÉ

Un Challenge d’écriture proposé par Marie Kléber du blogue L’Atmosphérique. Tout simplement, pour le plaisir d’écrire. Me voici à nouveau pour le quatrième thème proposé.


Écrire un texte qui doit débuter par:

Le 7 septembre 2019, à la tombée du soir, alors que je désherbais mon potager, une voiture se gara devant la maison et un homme à la cinquantaine et à la calvitie avancées en descendit. 


Monsieur Brochu

Le 7 septembre 2019, à la tombée du soir, alors que je désherbais mon potager, une voiture se gara devant la maison et un homme à la cinquantaine et à la calvitie avancées en descendit.  Les soirées devenaient de plus en plus fraîches. Déjà! Il avait revêtu son cardigan de laine marine et sa casquette à carreaux pour se protéger de la fraîcheur automnale qui devenait de plus en plus présente.

Image: Pixabay

A toutes les semaines, à la même  heure, il était toujours fidèle à ce rendez-vous depuis près de trente ans.  Mêmes gestes, comme un rituel.  De son coffre arrière, il sortit une espèce de charriot pour enfants qu’il emplit de « Publisac »… Et c’est ainsi qu’il parcourait notre rue hebdomadairement distribuant journaux locaux et circulaires. Je dois avouer, bien honteusement, que tout ce papier se retrouvait systématiquement dans le bac bleu servant au recyclage.

Monsieur Brochu terminait toujours sa tournée par notre maison et il en profitait pour me piquer une petite jasette avant de retourner chez lui.

Mais ce soir-là…

C’est la mine basse et l’air penaud qu’il vint me rejoindre au jardin.  Il venait m’annoncer que ce serait la dernière fois qu’il se garerait devant chez moi. À la réunion du conseil de la municipalité du mois d’août, les membres avaient pris une décision. À l’unanimité, on avait décidé d’interdire la distribution du Publisac dans notre quartier.  Dorénavant, les gens devraient les consulter en ligne.

C’est bien dommage! Les contacts humains se faisant de plus en plus rares dans notre société, j’aimais bien cette pause hebdomadaire. M’arrêter et prendre le temps de placoter avec ce Monsieur Brochu !

Et c’est en cette fin de soirée du 7 septembre 2019 que cet homme à la cinquantaine et à la calvitie avancées remontat dans sa voiture tandis que je continuais à désherber mon potager.


Pour lire tous mes textes, consulte la catégorie: Atelier d’écriture.


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8 réflexions sur “Challenge d’écriture 2020 #4

    • Josée Cousineau dit :

      Patricia, piquer une jasette dans le langage québécois signifie pour les français faire un brin de causette. 😉 Bonne journée à toi! Bisousxxx

  1. Marie Kléber dit :

    Je me suis prise d’affection dans ses lignes pour Monsieur Brochu. On a envie de le connaître Josée!
    C’est dommage ces métiers qui disparaissent et ces contacts humains qui se tarissent.
    Merci beaucoup pour ta très jolie participation.
    Toujours un régal

  2. sandrasbz dit :

    C’est vrai que beaucoup de petits métiers disparaissent. Chez nous, c’est la tournée de l’épicier qui avait pris fin quand il est arrivé à la retraite. Personne n’a pris la relève car ce n’était pas rentable. Lui le faisait pour rendre service. Aujourd’hui, même l’épicerie s’est carapatée. En zone rurale, ces disparitions sont douloureuses car elle pousse un peu plus les anciens dans la solitude. C’est ce que ton texte fait résonner en moi. Belle et douce soirée !

    • Josée Cousineau dit :

      Vrai qu’il le faisait sûrement parce qu’il aimait ce genre de contact humain. Je suis de celles qui aiment fréquenter les commerces locaux, car je trouve que dans les grandes chaînes, le contact humain n’y est plus. Sauf exception. Bonne journée Sandra! xx

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