Rose et le mur de briques

Un Challenge d’écriture proposé par Marie Kléber du blogue L’Atmosphérique. Tout simplement, pour le plaisir d’écrire. Me voici à nouveau pour le 3e thème proposé en 2021.

Photo fournie par Marie Kleber, L’Atmosphérique

Cette semaine, elle nous invite, à partir de cette photo, à écrire un texte sur l’arrière plan, le moins visible, le flou, le mur… Notre texte doit être écrit à la troisième personne.


Après la mort de son mari, Rose avait pris la décision de garder la  maison.  Une petite maison située dans un quartier de Montréal avec une cour à l’arrière, chose plutôt rare dans les grandes villes.

Elle a pris soin d’aménager le moindre recoin de cette cour.  De chaque côté du trottoir de bois qui mène au hangar*, elle fait pousser des légumes qu’elle met en conserve à l’automne.  Elle aime faire des provisions pour sa famille. Cela fait partie de ses moments de bonheur!

Sur la gauche, il y a une jolie clôture blanche qui la sépare du voisin et de l’autre côté, il y a ce mur ignoble… cet immense mur de briques beiges qui monte sur deux étages et sur lequel on ne retrouve aucune fenêtre!  Un mur monotone.

Mais qu’est-ce qu’elle pourrait bien faire pour enjoliver cet espace? 

Elle avait eu l’idée, un été, d’y faire pousser des fleurs sauvages qu’elle pouvait ensuite couper pour en faire d’immenses bouquets.  Mais ce n’était pas suffisant.  Lorsqu’elle sortait dans sa cour, tout ce qu’elle voyait était cet horrible mur.

Ce jour-là, en revenant du marché, elle décide d’emprunter la ruelle sans trop savoir pourquoi. Le destin, sans doute!

« Tiens, Monsieur Beauchamp fait de la rénovation!« , se dit-elle en elle-même. 

Curieuse de nature, elle décide de s’arrêter quelques minutes pour lui faire la jasette**.  Tout en lui parlant, elle jette un oeil furtivement vers le hangar et aperçoit, par la porte entrouverte, quelques treillis de bois inutilisés.  Elle rêve immédiatement d’une pluie de roses au parfum sucré et ennivrant qui lui ferait oublier ce mur infâme.

Osera-t-elle demander à Monsieur Beauchamp si ces treillis lui sont encore utiles?


*Hangar : À Montréal, derrière la plupart des maisons, on retrouve un bâtiment que l’on appelle hangar. Les gens s’en serve pour ranger différents objets.

**Faire la jasette : Au Québec, signifie faire le conversation.

6 réflexions sur “Rose et le mur de briques

  1. Marie Kléber dit :

    Elle ferait bien de le lui demander!
    C’est vrai qu’un mur en soi ce n’est guère joli. Alors qu’avec de jolies fleurs, ça prend de nouvelles couleurs.
    Merci Josée.
    Grosses bises Josée

  2. Marie dit :

    C’est drôle, il y a quelques similitudes entre nos deux textes !
    Merci pour ce petit voyage à Montréal. J’ai l’impression qu’il y fait bon vivre…

    • Josée Cousineau dit :

      Bonjour Marie, je viens tout juste de lire ton texte et vrai qu’elles semblent partager le même jardin. Ton texte est magnifiquement bien écrit, je n’ai pas trouvé l’endroit pour le commenter.

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