Des mots et des images

52 souvenirs d’enfance – L’odeur du cuir

L’odeur du cuir

Lorsque le mois d’août arrive et que je sillonne les allées au Bureau en Gros, il y a cette odeur de cuir qui me chatouille le nez et qui me ramène automatiquement à mes premières années d’école.  Ces années semblent être les plus anciennes qui me reviennent en mémoire.

Mon premier sac d’école

Je ferme les yeux et je vois mon premier sac.  Il était en cuir rouge.  Deux sangles sur le devant servaient à le maintenir bien fermé.  Que je suis fière de ce sac qui me servira jusqu’à la fin de mon primaire. Ce n’est pas comme de nos jours où les enfants doivent étrenner un sac neuf à chaque septembre pour refléter un thème ou la couleur de l’année.  Non, non!  Nos parents investissaient dans un sac qui était fait pour durer.  C’était comme ça!

Les livres

Tous nos livres devaient être recouverts.  Je me souviens qu’à chaque début d’année scolaire, je revenais à la maison avec ma pile de bouquins.  Maman et moi passions une partie de la soirée à les recouvrir avec un joli papier de couleur, un papier kraftol.  Un papier qui s’achetait en rouleau. Nous avions le choix entre le rouge, le bleu, le vert et le brun.  Évidemment, le rouge demeurait et demeure toujours ma couleur préférée.  La couleur de la passion.  On y apposait ensuite une étiquette portant notre prénom et notre nom de famille.  Chaque élève était responsable de ses livres et devaient les garder en bon état jusqu’au 23 juin qui marquait la fin de l’année scolaire.

Les cahiers

Quel plaisir que d’utiliser un cahier neuf!  À 65 ans, j’éprouve toujours la même sensation! Je me souviens que nous devions aligner les lettres entre deux lignes afin qu’elles soient toutes de la même hauteur.  On devait même les incliner un peu vers la droite.  Pour nous aider, à nos débuts, on utilisait un genre de « stencil » qu’on insérait derrière la page de notre cahier Canada pour s’assurer que tout était écrit de la bonne façon, à la façon dont l’enseignante le désirait. 

Crédit photo: Pixabay (photo gratuite libre de droit)

Je me souviens qu’en première année, nos cahiers « Canada » comportaient une marge à gauche de la feuille et on devait systématiquement écrire: « J.M.J. »  pour identifier Jésus, Marie, Joseph.  Quelle idée!!!  Vrai qu’à l’époque, ma première enseignante était une religieuse.  Sœur Marie Paul. Lorsque le devoir était bien réussi, nous avions droit à un petit collant qu’elle apposait juste à côté de la note qu’elle nous avait attribuée.  Un petit ange, un papillon, une fleur… et parfois, nous recevions une image sainte.

L’odeur de cuir.  Je me souviendrai toujours de cette senteur que je retrouve encore avec plaisir à cette période de l’année. 


Des mots et des images

52 souvenirs d’enfance – De zéro à six ans

De zéro à 6 ans

Peu ou pas de souvenir entre zéro et six ans.  La plupart des gens à qui je parle mentionnent se souvenir de moments bien précis de leur enfance qui se sont déroulés autour de l’âge de 2 ou 3 ans, ce qui n’est pas mon cas.

Les quelques bribes qui me reviennent sont-elles vraiment le reflet de ma mémoire ou bien le souvenir de m’être fait raconter des choses.  Je ne saurais te dire!

Je suis née à la maison en 1955.  Apparemment que ma mère s’évanouissait dès qu’elle entrait dans un hôpital.  Ce serait la raison pour laquelle elle avait pris la décision d’accoucher à la maison avec l’aide du médecin assisté de ma grand-mère maternelle.  Ma mère a bien failli mourir à ma naissance, je ne semblais pas vouloir voir le jour.  On a dû utiliser les forceps pour m’extraire de son ventre.  J’en porte encore les marques sur le front.

Est-ce pour cette raison que je n’ai voulu garder aucun souvenir?  Est-ce pour cette raison que j’ai eu autant de difficulté à trouver ma place parmi les autres?  Je ne saurais dire.

Entre deux et six ans

Entre deux et six ans, j’ai grandi chez ma grand-mère maternelle du dimanche soir au vendredi soir.  Je tente de fouiller dans ma tête afin de retrouver ce qui semble avoir disparu de ma mémoire.  Quelles sont les raisons pour lesquelles ces souvenirs restent enfouis?  Pourquoi c’est flou dans ma tête? Serait-ce que je veux garder cette période de temps juste pour moi? Serait-ce une moment que je préfère oublier? Je ne saurais dire,  mais je trouverai!


52 souvenirs d’enfance

Des mots et des images

52 souvenirs d’enfance

L’idée d’ouvrir cette nouvelle catégorie sur mon Cybercarnet m’est venue après avoir participé à un atelier d’écriture où on nous imposait certains mots à inclure dans notre texte. J’ai conservé ces mots en caractères gras. 52 souvenirs d’enfance. 52 textes d’ici la fin de l’année.

  • À noter que le nom du Café est fictif. Par contre, les souvenirs de mon enfance que je te ferai découvrir sont bien réels.

Bonne lecture!


C’est à cet endroit que tout a commencé. Au Café de la Brunante. Ce charmant café est situé sur une rue peu achalandée du quartier. Une ambiance rustique y règne à l’intérieur. Coqs et lapins sculptés se partagent en silence l’étagère de bois fabriquée par l’ancien propriétaire. Une douce musique de fond invite à la sérénité.

Dès son arrivée, Josée demande au serveur de lui préparer un bon cappuccino qu’il lui servira dans un bol. Il prendra soin de le saupoudrer de chocolat moulu. C’est ce qu’elle préfère et Jean-Luc le sait. D’ailleurs, il connaît bien les goûts de ses « habitués du matin », comme il aime les surnommer. Un peu plus tard, elle commandera quelque chose à manger. Sûrement un croissant au beurre accompagné de confiture maison. Pour l’instant, elle est sans appétit!

Crédit photo: Pixabay

Le titre de la une du journal du matin attire son attention pendant quelques secondes: « Il se sort indemne d’un terrible accident ferroviaire… » Cela lui rappelle un accident que son père a eu dans les années ’50.  Elle lira l’article plus tard. En ce moment, elle n’a qu’une seule envie. Rester seule avec son nouveau cahier.

Tout dernièrement, Josée s’est procuré un joli cahier aux feuilles lignées. Elle l’utilisera pour noter ses états d’âme, et tentera de soulager ses angoisses. Sans l’ombre d’un doute, cet outil lui sera très utile et l’aidera à cheminer.

Tire-toi une chaise

C’est ici que je t’invite à t’asseoir. Tiens! Prends la chaise du coin. Elle semble confortable avec son coussin recouvert d’un tissu à carreaux. Tu pourras ainsi observer aisément et surtout discrètement Josée qui s’apprête à coucher ses premiers mots sur une page encore toute blanche.

« Vendredi, 2 août, 2019. Huit heures dix du matin.

Je m’appelle Josée. J’ai 65 ans et je suis à la retraite depuis maintenant trois ans... »

À suivre…


Ça fait longtemps que l’idée lui trotte dans la tête… qu’une foule de souvenirs remontent à la surface. Un objet, une odeur, un bruit… qui la ramènent à un moment de sa jeunesse.  Les souvenirs, c’est réconfortant!  Ça nous rappelle qui on est, qui on a été.

Laissons-lui la place afin qu’elle nous raconte… des p’tits bouts de son enfance.